ParāÆ: SĆ©natrice Beatriz Robles GutiĆ©rrez
Ā«āÆLa plupart des problĆØmes de lāindustrie pĆ©troliĆØre Ć©taient dĆ©jĆ visibles quelques annĆ©es seulement aprĆØs sa naissance, quand ā il y a plus dāun siĆØcle ā les cycles de pĆ©nurie et de surabondance, la volatilitĆ© des prix, les conflits entre producteurs et distributeurs, et la dĆ©pendance au transport ont Ć©mergĆ©. Mais surtout, une question demeureāÆ: qui doit la contrĆ“lerāÆ?āÆĀ»
ā Anthony Sampson, Les grandes compagnies pĆ©troliĆØres et le monde quāelles ont faƧonnĆ©
š§ Se souvenir pour mieux protĆ©ger
Ce texte est une invitation Ć la mĆ©moire collective, un appel Ć raviver lāesprit de souverainetĆ© non seulement chez les lĆ©gislateurs et les responsables politiques, mais aussi chez chaque citoyenne et citoyen. Comprendre notre passĆ© Ć©nergĆ©tique, cāest aussi Ć©viter de rĆ©pĆ©ter les erreurs du passĆ©.
š¦ Quand le pĆ©trole mexicain fut mis aux enchĆØres
Nous devons nous rappeler de ces moments sombres où les ressources naturelles du Mexique furent offertes au plus offrant. Un épisode emblématique fut lorsque notre industrie pétrolière fut promue dans les pages du Financial Times, le porte-parole du néolibéralisme global.
Cet acte symbolique ouvrait la voie Ć une libĆ©ralisation complĆØte du secteur Ć©nergĆ©tique, permettant aux entreprises privĆ©es dāintervenir dans toutes les Ć©tapes de la chaĆ®ne : exploration, production, distribution.
Sous le prĆ©texte de la Ā«āÆcompĆ©titivitĆ©āÆĀ», on a vidĆ© la Constitution de son sens. PEMEX, lāentreprise nationale, a Ć©tĆ© marginalisĆ©e, bien quāelle disposait du droit lĆ©gal de contrĆ“ler les hydrocarbures au profit du peuple mexicain.
Les fameuses Ā«āÆrondesāÆĀ» ont permis Ć des compagnies Ć©trangĆØres ā souvent les mĆŖmes expropriĆ©es par LĆ”zaro CĆ”rdenas en 1938 ā de spĆ©culer en bourse. Parfois, le simple fait dāobtenir une licence dāexploration suffisait pour faire grimper leur valeur boursiĆØre, mĆŖme sans jamais produire une goutte de pĆ©trole.
š Quand le profit passait avant les vies humaines
Dans le domaine de lāĆ©lectricitĆ©, les dĆ©gĆ¢ts furent aussi profonds. Pensons aux inondations qui ont touchĆ© le sud du pays. Ć cause de contrats signĆ©s avec des producteurs privĆ©s Ć©trangers, les barrages ne pouvaient pas ĆŖtre libĆ©rĆ©s Ć temps, car cela aurait affectĆ© les profits de ces entreprises. Des communautĆ©s entiĆØres ont Ć©tĆ© sacrifiĆ©es pour protĆ©ger des intĆ©rĆŖts privĆ©s.
š²š½ Une nouvelle ĆØre de souverainetĆ© Ć©nergĆ©tique
Aujourdāhui, ces politiques dāabandon sont derriĆØre nous. Le Mexique entre dans une nouvelle phase dāespoir et de dignitĆ© nationale. GrĆ¢ce aux rĆ©formes constitutionnelles, nous avons rĆ©affirmĆ© le caractĆØre public de PEMEX et de la CFE (Commission fĆ©dĆ©rale dāĆ©lectricitĆ©), ainsi que la primautĆ© de lāĆtat sur le secteur Ć©nergĆ©tique.
Les lois adoptĆ©es par le SĆ©nat tĆ©moignent dāun engagement fort :
La Loi sur les biocarburants
La Loi sur la gƩothermie
Des rƩformes au Fonds mexicain du pƩtrole
Des amendements Ć la Loi organique de lāadministration publique fĆ©dĆ©rale
Et une simplification fiscale pour lāextraction et lāexportation de pĆ©trole et de gaz
Chaque réforme est un vote pour le peuple mexicain. Elles redonnent sens à notre souveraineté et à notre avenir énergétique.
š Pour une transition Ć©nergĆ©tique juste et durable
Soutenir la souverainetĆ© Ć©nergĆ©tique ne veut pas dire refuser le progrĆØs. Cela signifie orienter lāinnovation vers le bien commun. Nous posons aujourdāhui les bases dāune transition Ć©nergĆ©tique juste et durable, qui rompt avec les modĆØles extractivistes du passĆ©.
Nous avons rejetĆ© la fracturation hydraulique, technique nocive pour lāenvironnement, et affirmons que nos ressources doivent servir Ć lāintĆ©rĆŖt collectif, pas Ć lāenrichissement de quelques-uns.
ā¤ļø Pour QuerĆ©taro et pour tout le Mexique
Chaque vote, chaque rĆ©forme, chaque dĆ©bat au SĆ©nat est conduit avec conscience et responsabilitĆ©. Ce travail ne bĆ©nĆ©ficie pas seulement Ć une rĆ©gion ā comme QuerĆ©taro, que je reprĆ©sente ā mais Ć toute la nation.
š Une sagesse intemporelle Ć retenir
Ā«āÆEt si nous avons cette grande richesse, et quāelle appartient au Mexique, dĆ©fendons-la toujours contre nos ennemis, quāils soient Ć©trangers ou parmi nous. Car elle ne doit avoir dāautre destinĆ©e que dāĆŖtre investie ici, pour le bien-ĆŖtre Ć©conomique de tous les Mexicains.āÆĀ»
ā JosĆ© Domingo LavĆn, Petróleo
ā En conclusion
LāĆ©nergie nāest pas un simple bien marchand. Elle est un pilier de souverainetĆ©, un symbole dāidentitĆ© nationale, et un levier de dĆ©veloppement durable.
En dƩfendant notre Ʃnergie, nous dƩfendons notre peuple.
En affirmant notre souverainetĆ©, nous construisons lāunitĆ©.
Et en reprenant ce qui nous appartient, nous assurons un avenir partagƩ et Ʃquitable.